samedi, mars 12, 2005

 

De l'éducation des masses

La notion d’éducation sent de plus en plus mauvais dans notre pays. L’école publique obligatoire de Ferry aura peut-être été une grande avancée, une clé de la compréhension du développement de notre pays, même si d’autre pays ont réussi par d’autres moyens.

Mais l’éducation est aujourd’hui devenue l’otage de la bonne pensée, et donc (je dis bien DONC, faisant par là une relation de cause à effet) des velléités totalitaires et liberticides, parfois inconscientes, qui rongent les pays de ce rivage de l’Atlantique.

Prenons pour commencer l’exemple d’un livre dégoulinant de bonne pensée pure, inattaquable, lisse comme un miroir : Tahar Ben Jelloun, "Le racisme expliqué à ma fille".

Auteur d’origine Marocaine, très « concerné » par le racisme, magnant la plume avec une certaine virtuosité et diplômé de philosophie, donc incontestablement une autorité morale en matière de géopolitique, géostratégie, et pourquoi pas économie politique, il ramassera une petite fortune (tant mieux pour lui, là n’est pas la critique) avec 60 pages et 1 idée simple : "Le racisme expliqué à ma fille".

La sélection des passages suivant n’est pas de mon fait, mais de l’auteur du site


http://www.racismeantiblanc.bizland.com/

Je reprends son travail de sélection, mais dans un autre usage.

Les journalistes :

- L'autre jour, à la télévision, quand il y a eu des attentats, un journaliste a accusé l'Islam. C'était un journaliste raciste, d'après toi ?
- Non il n'est pas raciste, il est ignorant et incompétent.

Céline, la petite française, et ses parents :

- Moi, je ne veux pas vivre avec Céline, qui est méchante, voleuse et menteuse…
- Tu exagères, c'est trop pour une seule gamine de ton âge !
- Elle a été méchante avec Abdou. Elle ne veut pas s'asseoir à coté de lui en classe, et elle dit des choses désagréables sur les Noirs.
- Les parents de Céline ont oublié de lui faire son éducation, peut être parce qu'eux même ne sont pas bien éduqués.

L'institutrice :

- L'institutrice nous a encore dit l'autre jour qu'Abdou, qui vient du Mali, était de race noire.
- Si ton institutrice a vraiment dit cela, elle se trompe. Je suis désolé de te dire ça, je sais que tu l'aimes bien, mais elle commet une erreur et je crois qu'elle ne le sait pas elle-même.
Avant d’aborder à proprement parler la « prise en otage » de l’éducation, notez comment l’auteur, qui intitule lui-même sont livre « Le racisme expliqué à ma fille » n’admet pas l’utilisation du terme « race » dans la bouche des autres (des gens « racistes, justement,…. On a du mal à comprendre tellement le terrain est glissant)

Dans les trois cas, l’explication première du délit (oui, puisqu’il s’agit désormais d’un délit), est, vous l’aurez compris : le-man-que-d’é-du-ca-tion ! Ceci se traduit par de l’ignorance, de l’incompétence, des parents mal éduqués qui éduquent mal leur fille, etc.

Ceci présente une foule d’avantage :

1- On notera l’immense mansuétude de la victime : Tahar n’en veut aucunement à la personne raciste. Il est magnanime. Lui, l’immigré ayant réussi dans l’adversité, pardonne au petit bourgeois ayant bénéficié de l’école gratuite depuis 4 générations de ne pas être aussi éduqué que lui. Peut-on imaginer d’avantage de tolérance, de pardon, de magnanimité ?

2- La solution au problème est pourtant simple et consensuelle : par l’éducation, le savoir (ce qui présuppose l’existence d’une Vérité Unique, l’absence de relativisme, concept propre à la religion musulmane) conduit « logiquement » à une et une seule conclusion possible et acceptable : la tolérance, l’égalité des hommes, des cultures, des religions (notez : on n’est pas de « race noire », mais le dire est « raciste », critiquer l’Islam est « raciste »), bref : ne pas adhérer totalement au relativisme culturel, c’est ça qui fondamentalement est du racisme (concept qui en revanche, n’appartient aucunement à la religion musulmane, pourtant peu taxée de « racisme » par l’auteur). Message pervers : se servir de l’absolutisme pour imposer le relativisme !

3- Qui dispense l’éducation, qui a le rôle fondamental de dispenser la Vérité ? Certainement pas les parents, trop souvent mal éduqué… L’institutrice ? Oui, mais elle peut encore faire des erreurs. Les « intellectuels » ? On approche de la solution. Tous ne sont pas fréquentables ! N’oubliez pas le « rappel à l’ordre » !

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Exit les intellos comme Houellebecq, Dantec, Glucksmann (tien, un juif !) ou Finkielkraut (tiens, encore un juif !) , et je ne parle pas des Millière ou des Salin….

Non, un bon intellectuel arabe, musulman, lui il a la vérité. La Vérité sur le relativisme absolu. C’est cela que l’on doit enseigner dans les écoles. Et les fonctionnaires s’exécutent. Docilement. Quand les étudiants arrivent e, première année de fac, ils sont parfaitement formatés.

« Les arabes sont nos amis », ils ont compris le message. Un peu trop parfois.

On a oublié au passage d’autres victimes qui n’ont pas eu la chance d’avoir leurs auteurs francophones, comme les chinois par exemple. Ces derniers, en nombre croissant dans nos universités pour raisons de coopération et donc des raisons budgétaires, n’ont jamais été peints en tant que « victimes ». Donc l’étudiant formaté peut se lâcher sur eux. Et de critiquer leur « odeur », leurs valeurs, leur niveau scolaire, leur « dentition », etc., sans aucune forme de mauvaise conscience.

Je ne parle même pas des américains (il n’y en a pas, heureusement pour eux, dans l’université où je travaille), et des propos que nos étudiants « formatés » s’autorisent sur eux sans imaginer une seconde qu’il puisse s’agir de « racisme ». C’est simple, une collègue professeur d’anglais m’a confié qu’elle a été obligée de ne plus du tout parler des Etats-Unis dans ses cours afin de ne plus déchaîner les passions et les propos haineux.

Mais peu importe, 90% de l’objectif est atteint : à 18 ans, on aime les noirs et les arabes, quitte à caricaturer l’américain en gros obèse intégriste baptiste ne sachant pas placer la France sur une mappemonde. Cet américain là, caricaturé à souhait, est bien entendu supposé être…profondément raciste. L’accusation elle, préjugé très général, ne l’est pas bien sûr !

Ceux qui poursuivront des études universitaires rencontreront peut-être, pour la première fois de leur vie, des enseignants de droite, voire même, s’ils ont de la chance, des enseignants libéraux n’obéissant pas aux diktats du relativisme généralisé, mais leurs cours sont en général désertés car l’Unef se charge très promptement de faire courir le bruit que le professeur X… serait… d’extrême droite ! ! Ce qui ne manque pas d’alimenter les conversations et d’éveiller chez certains des vocations de résistants à bon marché. Rappelons nous de l’affaire Pascal Salin lorsque ce dernier a été nommé président du jury de l’agrégation du supérieur en économie. Même Attac% s’est fendu d’une manifestation vigilante. L’éducation (enfin, n’exagérons rien, le président du jury de l’agreg du sup en éco, ce qui concerne 15 nominés par an !) tombait aux mains du libéralisme ! Fini, donc, le relativisme !

Car ne nous y trompons pas : une des raisons de la détestation du libéralisme (et par voie de conséquence des américains et de leur intervention en Irak, en Afghanistan, bientôt en Iran et en Syrie) n’est pas uniquement la facette « économique » de ce dernier. La raison profonde, c’est que le libéralisme accepte profondément la différence, donc l’inégalité (l’inégalité première est celle de l’individu devant son propre talent, et aucune redistribution étatique n’y pourra jamais rien). Par voie de conséquence, le libéralisme accepte une forme de darwinisme, plus ou moins maîtrisé. Mais ce libéralisme, par essence même, a la fâcheuse habitude de faire avec ce qui est, et non avec ce qui devrait être.

Cela explique ses réussites incontestables, mais cela empêche également le quidam ou l’incapable de dissimuler son échec derrière l’autre, derrière la société. Cela responsabilise. Cela souligne le prix à payer de la liberté : la responsabilité.

Il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Il n’y a pas de responsabilité sans maturité. Il n’y a pas de maturité sans cessation du processus étatique d’infantilisation des masses, sous le prétexte « d’éducation ».

Car comment « éduquer » les adultes dits « racistes » ?

Tout d’abord identifier les « racistes ». On en a déjà fait la démonstration : est raciste celui qui ne cède pas corps et âme au relativisme culturel le plus absolu. Dans un premier temps, à défaut de les « rééduquer », les faire taire ! Pour cela, la « presse aux ordre » se charge de « dénoncer » rapidement tout débordement d’homme politique, d’artiste, de professeur, de chef d’entreprise. Le « rappel à l’ordre » cité plus haut en témoigne.

Ensuite, les dissuader irrémédiablement de toute récidive, ou de toute manifestation de darwinisme. L’entrepreneur qui échoue n’a plus qu’à se faire sauter le caisson, celui qui réussi n’a plus qu’à se cacher.

Enfin, « panem et circences » : les faire se fondre dans la masse, quand l’Etat bienveillant le souhaite, de la manière dont il le souhaite. Participer aux « nuits blanches », « fêtes de la musique », « fêtes du cinéma », « fêtes de l’amitié entre les peuples », etc. Nous sommes tous égaux, sans soucis, dans la médiocrité certes, mais sans soucis !

Et quand un autre pays ne suit pas le pas de danse mais constate que toutes les cultures ne se valent pas, que certaines sont plus dangereuses que d’autres, qu’elles pourront un jour nous menacer, nous ou nos enfants, qu’elles pourront attenter à nos libertés, nos vrais libertés fondamentales (pas nos multitudes de « droits à » - téléphone, voiture, travail au Smic, etc), nos libertés de choisir ce que l’on fait de sa vie, nos libertés de dire ce que l’on pense etde penser ce que l’on veut, quand un autre pays ne suit pas disais-je, on manifeste tous ensemble contre ledit pays.

Que Tahar se rassure, quand 90% d’un peuple pense la même chose, alors qu’un autre peuple est lui, divisé à 50/50 ou même 40/60, c’est que dans le pays où règnent les 90%, le relativisme a gagné. L’éducation des masses a gagné. Tout le monde pense la même chose. Tout le monde condamne les mêmes propos ou action, l’individu a vendu sa liberté contre sa tranquillité.

L’individu a vendu son âme au Diable : contre quelques décennies de tranquillité, il ne marquera jamais son passage sur cette planète, personne ne se souviendra de lui, il n’aura rien fait de grand, il tombera, lui et les siens, lui et sa « civilisation », lui et son pays, dans les limbes de l’histoire.

L’Education est cette main droite du Diable.

Comments:
Salut !

Certes, les gens ferment leurs gueules devant la puissance de propagande. Une propagande dégoulinante de bons sentiment, d'une miévrerie digne d'un adolescent attardé, sans rapport avec le Réél ni avec l'essence de la Politique.
Seleument voila, est-ce que les gens sont sincéres ? Pas sur, pas sur du tout. Les études historique sur l'Allemagne du NSDAP et sur la russie de l'URSS montre plutôt que, pour autant qu'on puisse le constater, environ 50% des gens n'adhéraient pas aux idéologies officielles. De même en 1789 il n'y avait pas un seul républicain..

JE vois donc :

-Les sincéres. Culpabilisés, ayant mauvaise conscicience, ou se payant une sanctification à bon compte. Type Bobos.

-Les cyniques. Se servent selon les circonstances de la propagande et de la censure pour arriver à leurs fins. Ici donc, les hommes politiques et une partie de la gauche caviard.

-Les indifférents. Se disent "pourquoi pas", jusqu'au jour ou ils commence à en ressentir directement les conséquences. Type : electeurs du FN.

-Les crânes épais, pour qui la propagande est seulement de la propagande. Nous.


N'empéche que la démocratie française est tombé bien bas puisque la propagande et la censure remplace le débat. Il y a des racistes ? Mais que n'avez-vous organisez le moindre débat public avant de décider de faire venir 6 ou 5 millions d'immigrés ? Votre politique est d'en faire venir 800.000 par ans pendant les 25 prochaine années ? Pourquoi pas, mais votons alors.
 
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ELOGE DE LA MEDIOCRITE / PROCES DE L'INTELLIGENCE

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ELOGE DE LA MEDIOCRITE

J'aime la médiocrité. Conspuée par l'ensemble des hommes, la médiocrité est un refuge à portée de main, d'esprit. A portée d'homme.

A ma portée.

La médiocrité ne m'effraie point, au contraire. Je la recherche, la cultive, la savoure comme du pain jeté à terre. Les sots la fuient comme la peste. Les médiocres du monde entier eux-mêmes feignent de la mépriser. Pourtant la médiocrité n'est-elle pas le ciment universel de l'humanité ? Tous les hommes de bonne volonté devraient se reconnaître à travers la médiocrité au lieu de se jurer mutuellement de n'être pas liés entre eux par cette caractéristique fraternelle... Hélas ! La médiocrité est le patrimoine humain le plus décrié, l'héritage universel le moins apprécié...

Entretenir la médiocrité est l'apanage des penseurs modestes proches des vérités quotidiennes, débarrassés du poison commun de l'orgueil. C'est surtout une manière de briller autrement. Les beaux esprits aiment leur médiocrité. Luxe des belles gens, la médiocrité revendiquée, affichée, portée aux nues est une gifle hautaine assénée à tous les petits coqs infatués de leur plumage crotté qui clament sans crainte du ridicule n'être point médiocre, ne pas l'aimer, la fuir...

La médiocrité protège souverainement ses adeptes des fausses certitudes. Elle les préserve de bien des tempêtes, certes éclatantes mais inconfortables. La médiocrité est un fauteuil percé dans lequel aiment à se laisser bercer les gens persuadés d'être à leur place.

Je suis un médiocre convaincu : je dîne au rabais, me contente des petites pluies passagères, pioche au hasard de la vie, prends garde à mes pieds pour économiser mes semelles, fais les choses à moitié de peur d'aller trop loin, suis mitigé dans mes avis les plus manichéens, tiède avec mes ennemis, partagé entre coeur et raison. Je suis tellement à mon aise dans ma médiocrité que non seulement je ne sens nullement le besoin d'aller voir ailleurs mais en plus, fierté des âmes humbles (beaux esprits par définition), j'éprouve le besoin de communiquer à la terre entière mon bonheur d'être médiocre.

Louis-Ferdinand Céline

PROCES DE L'INTELLIGENCE EN TROIS TEXTES

1 - Défense de la sottise

La sottise est le dernier rempart efficace contre la suprématie inique des beaux esprits qui ne gagnent leur cause qu'avec la lâche, fourbe, insidieuse subtilité de leur pensée.

L'intelligence est torve, sinueuse, secrète. La sottise est franche, directe, claire. L'intelligence aime les énigmes, se complaît dans le mystère, se masque avec éclat. La sottise méprise l'obscurité, fuit l'hermétisme, se dévoile sans ambages. La sottise n'a rien à cacher, rien à prouver, rien à vendre, tout à perdre. Donc rien à gagner. L'intelligence caresse, séduit, convainc avec des fioritures de langage. La sottise cogne. Elle n'use d'aussi vains détours indignes de tout bon sot qui se respecte.

Le sot aime les carottes, les navets et les soupes chaudes. Le bel esprit ne se préoccupe que d'affaires qui ne se mangent pas. Et qui vient se plaindre de crever de faim quand vient la bise ? Le sot ne porte pas le regard plus loin que son sillon. Le bel esprit le raille. Et qui vient crier famine l'hiver venu ? Le sot n'argumente pas, il frappe. En cela les faits lui donnent toujours raison, la loi en vigueur ici-bas étant celle du plus fort.

Les sots ignorent l'alchimie étrange de la terre mais eux au moins y font pousser patates, poireaux, tomates. Les sots ne savent rien des mystères cosmiques, mais ils ont de quoi tenir l'hiver. Ils n'ont rien dans la tête mais tout dans les poings.

Les sots n'ont pas d'amis mais plein de bois pour leur feu. Ils sont seuls mais heureux de l'être. Ils sont dépourvus d'intelligence et sans malice, sans ironie, sans vanité peuvent s'en vanter.

Louis-Ferdinand Céline

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2 - Éloge de la bêtise

Je chéris et loue la bêtise. La bêtise est une haute qualité, une authentique vertu, le rempart absolu contre la souveraine et tyrannique intelligence qui l'écrase, la méprise, la persécute. La bêtise est l'apanage de ceux qui sont totalement dépourvus d'intelligence, et qui sont par conséquent remplis de saines certitudes, d'inébranlables convictions, de salutaires illusions. La bêtise empêche de trop penser, elle pousse à l'action irréfléchie. Elle éloigne et préserve fatalement l'être de la pensée stérile, creuse, futile.

La bêtise rend toujours heureux tandis que la réflexion angoisse. La bêtise résout tous les problèmes de la pensée en éliminant tout simplement la pensée. Le penseur se crée des problèmes, l'intelligence est inconfortable parce qu'elle pose des questions embarrassantes à l'homme. Les gens intelligents se posent toujours des questions insolubles. Alors que les gens sots ne se posent tout simplement pas de questions : voilà le secret de leur bonheur.

Les gens stupides cultivent leur jardin sans plus se poser de questions. Les gens intelligents se préoccupent plutôt du temps qu'il fait au-dessus de leur tête bien faite et en oublient totalement leurs activités horticoles. Ils s'y désintéressent parfaitement, préférant se torturer l'esprit avec des choses qui, aux yeux des gens bêtes, n'en valent pas la peine.

D'où la supériorité de la bêtise sur l'intelligence qui force l'heureux élu à cultiver son jardin. Et avec coeur encore. Alors que l'intelligence ne fait rien pousser du tout sous les pieds de ses victimes bien pourvues.

Louis-Ferdinand Céline

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3 - Encore un éloge de la bêtise

La bêtise est le privilège de ceux qui ne sont pas habités par la vaine et méprisable intelligence.

L'intelligence, ce vernis de l'esprit... Cet habit d'apparat hautain et superficiel, cet artifice cérébral indigne de l'Homme, cette pollution mentale qui dénature si bien les pensées et met plein de mollesse dans le cerveau à la manière des substances nocives que l'on nomme héroïne, cocaïne, Marie-Jeanne... L'intelligence est un poison dangereux et la bêtise est son naturel antidote.

L'intelligence empêche l'action, elle freine l'instinct et la saine pensée primaire. L'intelligence oblige les gens à penser de plus en plus et donc à faire des études, à se lancer dans la recherche. Elle excite la curiosité et génère maintes questions aussi difficiles qu'inutiles. En un mot l'intelligence pousse à la réflexion et de par ce fait empêche de vivre. Il est tellement plus agréable, plus facile de ne point penser et de se laisser guider par l'instinct, l'ignorance, l'innocence, ou par l'autorité ecclésiastique, politique, syndicale...

Obéir sans penser, n'est-ce pas l'assurance de ne jamais commettre d'erreur par soi-même ? Jamais de remords avec la bêtise, puisqu'elle excuse à peu près tout. Alors que l'intelligence est au contraire un facteur de responsabilités pénales, morale, professionnelle. Plein d'ennuis en perspective avec l'intelligence...

La bêtise heureusement empêche le développement de la pensée : c'est le confort de l'esprit par excellence. La bêtise est l'apanage des authentiques esthètes soucieux de leur qualité de vie.

Louis-Ferdinand Céline

Texte réunis par Raphaël Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
FRANCE
Tél : 02 43 80 42 98
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
 
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